LE PAYSAGE LITTERAIRE

Projet d’Expression Plastique sur le Paysage

Nous pouvons avoir la sensation de vivre la littérature, de sentir les odeurs, de sentir les matières du paysage décrit. Notre lecture créé ainsi en nous de faux souvenirs, pourtant, les sensations que nous ressentons semblent bien réelles.
Albert Camus est un auteur du XXème siècle. Dans ses œuvres, les descriptions sont immersives et nous amènent à imaginer et à vivre l’univers, le paysage du livre. Dans Le Premier Homme, elles nous donnent l’impression de vivre l’Algérie même quand on n’y est jamais allé. Elles ont la capacité de remémorer les propres souvenirs du lecteur, d’éveiller en lui des odeurs et des goûts qui ne sont réels que dans son esprit.
Ces descriptions me rappellent mes propres souvenirs, ceux de mon voyage au Maroc avant tout. A partir de mes souvenirs, et grâce aux descriptions de Camus, je créé mes propres images mentales et ainsi je suis immergée dans ces descriptions qui deviennent pour moi un paysage.

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L’INSÉCURITÉ DANS LE PARKING

Projet d’Expression Plastique sur le Parking

Dans le parking, qu’il soit souterrain ou lorsqu’il fait nuit, tout devient trop sombre, trop calme et trop caché. Les rares lumières artificielles amènent une ambiance particulière, qui, ajoutée au reste, nous fait ressentir un certain malaise, un inconfort. Nous nous précipitons alors vers la voiture comme vers un refuge. Pourtant, alors que nous pensions être en sécurité, nous continuons à surveiller l’extérieur par les rétroviseurs. Notre imagination est influencée par les faits divers, notre vision est restreinte par la panique. On ne voit pas tout alors tout peut arriver.
Mon parti pris ici a été d’amener à ressentir l’inquiétude, le malaise, à faire ressentir ce moment fort du quotidien, qui nous marque mais dont nous ne parlons pourtant pas.

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MACBETH (PARTIE II)

Projet de Scénographie sur l’oeuvre Macbeth (Acte IV Scène 1) Reprise et Projet Final

Macbeth veut que tout s’écroule devant lui, que tout lui soit soumis. Dans la scène, on remarque beaucoup de mots de ce champ lexical: « bouleverser », « jetés à bas », s’incliner ». Macbeth veut le monde à ses pieds, que tout ce qui lui résiste bascule dans les ténèbres. 
Paradoxalement il est en situation de déséquilibre car il a besoin d’être sûr de son destin. 
Macbeth est en déséquilibre car il ne sait pas tout. On lui prédit des choses mais tout reste vague, il devient fou, il panique mais n’est jamais sûr de rien.

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MACBETH (PARTIE I)

Projet de Scénographie sur l’oeuvre Macbeth (Acte IV Scène 1) avant reprise et modifications de celui-ci en Septembre

Les résumés des intentions sont RAPIDES, les recherches et rendus sont beaucoup plus longs, il m’est donc impossible de tout expliquer lorsque je publie un article sur les projets d’Atelier. (J’espère donc qu’ils seront compréhensibles)

IDEE 2/3: LA CONFUSION DE MACBETH

Macbeth veut tout savoir mais on ne lui donne pas les réponses. Dans la scène, on peut remarquer beaucoup de questions et de mouvements ce qui amène à une perte de repères.
Macbeth se questionne sur son destin mais les sorcières se jouent de lui, elles accentuent sa confusion en provoquant une ronde, cause de vertige et danse hypnotique. 
Le but serait de faire ressentir au spectateur cette perte de repères provoquée par le vertige et le tournis mais aussi par le fait qu’on oscille entre réalité et hallucinations. Les sorcières et esprits sont ils réels?
En m’inspirant des danses d’esprits, ou encore de l’immensité de Stonehenge, j’ai pu mettre en avant mon idée: La lumière (le feu dans la grotte) dirige la perception de la réalité. En mettant en place une structure qui tournerait avec différents volumes, la lumières pourrait créer différentes ombres que l’on pourrait assimiler à des esprits et ainsi engendrer une perte de repères puisque la structure tournerait entraînant les ombres avec elle.
La structure serait aussi faite d’un matériaux qui refléterait son environnement. Les reflets amèneraient aussi à la confusion.
Dans cette structure, les sorcières (comédiennes), pourraient se déplacer librement, se cacher derrière celle-ci ou tourner autour de Macbeth qui sera totalement perdu.
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3D de la structure (sans grouillots)

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CROQUIS, LE PETIT PRINCE

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Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :
·Ah! dit le renard, je pleurerai.
·C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise.
·Bien sûr, dit le renard.
·Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
·Bien sûr, dit le renard.
·Alors, tu n’y gagnes rien!
·J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé

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L’EFFACEMENT PARTIEL: LA MORT N’ATTEINT PAS LES SOUVENIRS

Projet d’Expression Plastique sur l’Effacement

La vie nous amène à être effacé, mais la mort n’est pas la fin de tout.
L’être aimé ne disparaîtra jamais totalement, il survivra avant tout dans le souvenir, dans ce qu’il laisse, dans la tendresse que l’on peut lui porter. Nous laissons un peu de nous même dans toutes les choses qui nous entourent.
Ressentir la disparition de l’autre c’est pouvoir ressentir la nostalgie, un mélange de tristesse et de joie, d’absence et de souvenirs: les souvenirs de bonheurs simples qui ont compté.
Chaque objet peut apporter une pensée différente, et ainsi un sentiment différent qui nous atteint personnellement.
Pour ce projet j’ai décidé d’exploiter ces sentiments qui paraissaient pour moi bien trop importants, et de les transposer entièrement.
Le but a été de créer une histoire: celle d’une longue et tendre relation entre deux personnes âgées (dont l’amour s’est donc forgé au fil du temps).
En installant une pièce entière, j’ai voulu faire ressentir l’atmosphère mais aussi les sentiments d’un vieil homme vis à vis de la disparition de sa femme. Au fur et à mesure, on comprend la situation grâce aux éléments présents dans la pièce. Le but est d’hésiter entre le bonheur des souvenirs et la disparition d’un être aimé.
Vivre dans la nostalgie d’une vie passée c’est aussi vivre de souvenirs, d’amour persistant et de bonheurs simples malgré l’absence.
On n’oublie jamais quelqu’un qui a compté, on vit avec son souvenir.

 

Installation d’une pièce interactive regroupant des objets et des écrits (pré-existants ou créés), des souvenirs de vie et d’amour.
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